Gen C, Y, X et baby-boomers : renforcer la collaboration intergénérationelle

Gen C, Y, X et baby-boomers : quatre générations qui s’apprêtent à travailler ensemble. Quel sera le visage de l’entreprise de demain ? Quelles sont les transformations à attendre en termes de management comme de gestion des talents ? Comment mobiliser dès à présent les compétences de chaque tranche d’âge et renforcer la collaboration intergénérationnelle ?

La diversité générationnelle permet de réduire les risques de déficit de compétences, de rester en phase avec ses clients et favorise la créativité !

Alors que les baby-boomers étaient la génération la plus représentée dans l’entreprise en 2010, Gen Y et C constitueront près de 60 % de la masse salariale dès 2020. Une évolution du profil des organisations qui impacte l’ensemble des politique RH : recrutement, fidélisation, motivation et travail collaboratif. Tout l’enjeu est de mettre en place un management sur mesure capable de s’adapter aux spécificités de chacun.

Les conditions d’un management intergénérationnel réussi :

1. Identifier les caractéristiques et attentes de chaque génération : une étude publiée par Google en mai 2012 montre, contrairement à certaines idées reçues, que 71 % des cadres seniors en Europe utilisent au moins une fois par jour les réseaux sociaux, contre 49 % des cadres juniors. D’où l’importance, pour ne pas s’enfermer dans des stéréotypes, de dialoguer avec chaque génération. Notamment en menant des enquêtes internes de satisfaction et en invitant les individus à s’exprimer à grand renfort d’outils 2.0.

2. Mettre en place un management personnalisé : pour qu’un groupe de travail multi-génération crée de la valeur, chacun de ses membres doit développer sa capacité à s’affirmer. Aux dirigeants donc de favoriser les initiatives individuelles et les pratiques personnelles en autorisant chaque génération à choisir ses propres méthodes de travail et la façon de se répartir les tâches. Enjeu : garantir un traitement égal de tous, sans pour autant renoncer à encadrer les tranches d’âges qui en ont le plus besoin.

3. Stimuler la collaboration entre les générations : les dirigeants doivent, pour instaurer un climat de confiance entre les générations, affirmer la légitimité de chacune d’entre elles. Plusieurs moyens d’y parvenir : les groupes de travail intergénérationnels qui permettent de valoriser les atouts de chacun, le mentorat bilatéral qui facilite le transfert de compétences et permet de développer la crédibilité de chacun. Ou encore, la communication visuelle qui pousse les collaborateurs à sortir de leurs zones de confort quand le dialogue intergénérationnel tourne court.

Ce qu’ils en pensent, ce qu’ils ont fait :

Fin 2007, la direction de Blueprint Services, SSII canadienne, décide d’accroître la diversité générationnelle de ses équipes. Objectif : inclure les plus jeunes dans les débats pour augmenter la créativité des équipes et, en particulier, faciliter le déploiement des outils 2.0 dans les solutions vendues aux clients. Résultat : 40 % de croissance ces quatre dernières années.

À lire, notre dossier
Gen C, Y, X, baby-boomers… renforcer la collaboration intergénérationnelle

Business Digest nº 227, juin 2012
Synthèse de diverses sources appuyée de l’interview de Gabrielle Leclerc, responsable recrutement et développement des compétences chez Blueprint Services, mai 2012.

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3 comments

  1. @burger #ouvre le dialogue!
    « Un dashboard, ce n’est pas fait pour tagger tes twitts ! C’est d’un hashtag dont tu parles ! » Du vécu dans nos bureaux aujourd’hui même. Comprendra qui pourra car les mots ne sont pas anodins, et sont souvent le premier mur auquel se tamponne de plein fouet une génération qui affirme ne pas en comprendre une autre. Le hashtagger en puissance n’avait jamais entendu le mot « propale ». Son père vient de découvrir twitter et s’amuse comme un petit fou. Et moi, pas sûre de comprendre la valeur ajoutée du hashtag dans une propale à rendre pour hier, mais pas grave. Les mots sont la partie émergée de l’iceberg de non compréhension : actuellement, quatre générations sont réunies dans la population active. Et nombre d’entre nous en profitent pour confondre âge, vocabulaire, génération, comportements, valeurs, et les rendre non miscibles.
    Il est vrai que, dans les inconscients comme dans les faits, les faire travailler ensemble relève parfois d’un parcours absurde de combattant ; les raisons ont été données par moult experts et chercheurs sur le sujet, distinguant dans une parfaite symétrie, les générations et les valeurs qui les sous-tendent. Ces grandes tendances reposent sur des statistiques qui ne sont pas complètement fausses, mais là n’est pas le débat. De mon point de vue, se cramponner à des distinctions qui compartimentent et divisent, amène inconsciemment à agir et réagir en conséquence. Comment imaginer une équipe soudée et performante si vous vous mettez en tête des clichés sur les comportements générationnels ? Point de départ : stop aux croyances aveugles issues de statistiques. Pour manager une équipe composée de différentes générations, appliquons plutôt le postulat suivant : quelque soit notre âge, nos valeurs, notre agilité digitale ou autre aspiration sociétale, « nous partageons bien plus de similitudes que de différences ». Partons donc sur un bon pied : ouvrons donc le dialogue, plutôt que d’établir des catégories.


  2. Dominique Charland dit:

    Pour en savoir plus sur les Gen Y : un livre de sociologie publié aux PUF :
    http://www.puf.com/Autres_Collections:La_generation_Y

  3. A lire aussi en complément sur le blog de HBR
    Not Everyone Should Be a Social Entrepreneur
    by Lara Galinsky
    Help Millennials find their passion, not start new organizations.
    http://blogs.hbr.org/cs/2012/07/not_everyone_should_be_a_socia.html

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